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Cinéma Eckmühl – Programmation du 5 au 25 août 2020

Mais où sont donc passés les spectateurs de cinéma ?

Si la réouverture de notre salle et les quinze jours qui suivirent furent à la fois timides et encourageants, s’ils nous permirent de retrouver avec bonheur un certain nombre de nos habitués, et de constater qu’un mouvement solidaire et militant de soutien au cinéma s’était opéré, force est de constater que la situation nationale, mais aussi la nôtre depuis une quinzaine de jours, est devenue réellement catastrophique. Les salles restent vides, et certaines ferment provisoirement (notamment des monuments comme le Grand Rex de Paris) en espérant que des jours meilleurs arrivent rapidement et puissent balayer les craintes de fermetures définitives qui s’abattent sur tout un secteur.

Cette question volontairement provocante et naïve trouve évidemment sa réponse dans un ensemble de facteurs conjoncturels liés à la crise du COVID-19 que nous traversons. Bien sûr, la crainte de la contamination, mais aussi la méfiance à l’égard des espaces publics clos et des protocoles sanitaires déployés doivent représenter un pourcentage important des raisons expliquant ce mouvement de désaffection. Le refus de s’enfermer et le besoin de s’aérer après des mois de confinement, mais aussi de faire autre chose que regarder des films et des séries (occupation importante de bon nombre de personnes durant cette période), apparaissent également comme des causes potentielles évidentes. Les professionnels de l’exploitation cinématographique ont beaucoup glosé sur la frilosité – légitime – de certains distributeurs ayant repoussé les sorties de gros films très attendus, et qui constitueraient la première explication à la désertification des salles. Si effectivement l’offre de films est moins pléthorique qu’à l’accoutumée, et que manquent à l’appel les habituelles locomotives américaines trustant le haut de l’affiche de chaque été, il n’en reste pas moins que beaucoup de distributeurs courageux ont maintenu leurs sorties estivales, et que nous ne sommes pas du tout dépourvus en (bons) films.

L’inquiétude principale réside aujourd’hui dans le fait que cette crise conjoncturelle puisse se transformer en crise structurelle durable. L’immense publicité offerte involontairement par le confinement aux plateformes et services de VOD a sans aucun doute accéléré un changement culturel et de consommation non négligeable et redouté depuis longtemps. Espérons que les victimes collatérales de ces changements en cours soient aussi réduites que possible, tant du côté des salles, que des distributeurs. Et que les spectateurs retrouveront vite le goût et le désir de venir partager collectivement cette expérience irremplaçable qu’est celle de la séance de cinéma.

Les séries ont été faites pour la télévision, et la vision à domicile ; l’endroit idéal pour découvrir et savourer un film restera à jamais la salle de cinéma.

 

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02 98 58 64 45
cinema.penmarch@orange.fr

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L’expérimentation Plage Sans Poubelle au Ster provoque de vives réactions. Nous nous y attendions.